La Méridienne des CollinesChambres d'hôtes - Au pays du Palais Ideal du facteur Cheval

Le Palais Idéal, un lieu unique!

Actualité

(08/04/2020)

Le Palais Idéal du Facteur Cheval à Hauterives

Vous connaissez certainement ? Vous en avez forcément entendu parler…ou pas !

Je vous propose donc ici de démarrer votre visite, de vous mettre en appétit afin de le découvrir (ou redécouvrir), de vous donner envie de venir (ou de revenir !).

Ce Palais Idéal est né de l’imaginaire d’un homme, d’un fou peut-être ? d’un artiste ? d’un génie !

Ferdinand Cheval est né en 1836 à Charmes sur l’Herbasse, commune située à 15 kms d’Hauterives, traversée par l’Herbasse (d’où le nom !) petite rivière provenant de la forêt de Chambaran dans le département de l’Isère. Mais avant d’aller plus loin dans l’histoire de cette homme véritablement EXTRA ordinaire, et compte tenu du fait que vous me posez souvent la question, lorsque l’on évoque vos visites éventuelles pour le lendemain de la table d’hôtes que nous sommes en train de partager : pourquoi « Cheval » ? Tout simplement parce que c’est son patronyme ! Cheval est un nom de famille très courant dans notre vallée de la Galaure, vous le verrez très facilement inscrit sur des devantures de magasin ou plus anciennement encore sur des monuments aux morts.

Ferdinand est issu d’une famille rurale pauvre et très jeune il part travailler avec son père pour devenir apprenti boulanger à 13 ans. Il aura différents métiers jusqu’à l’âge de 31 ans, où il revient à Hauterives. Après avoir obtenu, du maire, un certificat de bonne moralité, il lui sera permis de remplir les fonctions de facteur aux postes. Sa tournée quotidienne de 30 à 40 kilomètres à pied lui permet de rêver, d’admirer les fabuleux paysages de nos collines et nos rivières et de construire en rêve un Palais.

La vie est dure à l’époque, très dure…D’un premier mariage il aura deux garçons dont un décèdera en bas âge. Puis il perdra sa femme Rosalie…Quelques années plus tard, il rencontre Claire-Philomène et de cette union naitra Alice.

Un jour d’Avril 1879, au cours de sa tournée, il tombe sur une pierre à la forme bizarre, si spéciale, que son imagination vagabonde immédiatement autour de cette pierre d’achoppement et c’est pour lui le point de départ pour la mise en œuvre de ce projet fou.

Le Palais, SON palais féérique allait voir le jour ! Pour cela, il va consacrer 33 ans de sa vie, à charrier des pierres à l’aide de sa brouette en bois, à poser ses cailloux de mollasse, à modeler, à façonner toutes ces choses qui sortent de son imagination et de l’inspiration que lui procure les paysages qu’il voit quotidiennement ainsi que les magazines illustrés ou les cartes postales qu’il distribue.

Sans aucune connaissance architecturale, véritable autodidacte de la construction, il débute ce drôle de bâtiment à l’âge de 46 ans pour le terminer donc à 76 ans… Et vous l’aurez compris, c’était à une époque où les machines, grues, échafaudages, soit n’existaient pas, soit n’étaient pas à sa disposition, soit encore les normes et les contrôles de sécurité étaient pour le peu différents de notre époque !

Mais ce qui est frappant aussi dans cette construction, sur ce Palais, c’est le nombre impensable de sculptures, de formes, de représentations, de gravures de textes ou phrases excessivement poétiques dont il a agrémenté son monument.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, vous me demandez souvent « C’est beau ? ».

Je ne sais pas. C’est de l’Art. Est-ce que ça doit être beau l’Art ? Je vous laisserai débattre ou lire des essais de philosophie sur le sujet. Ce qui est sûr c’est que ce Palais a été reconnu comme une œuvre d’Art Brut et qu’André Malraux, alors Ministre de la Culture, l’a classé en 1969, Monument Historique, au titre de l’Art Naïf. De nombreux artistes sont passés dans ce lieu et il est toujours une source d’inspirations comme un lieu d’expositions.

Pour conclure, je vous dirais que j’adore ce lieu, on s’y sent bien.

Je suis admirative de l’obstination de cet homme.

Je suis émerveillée par l’esprit d’Ideal qu’il a porté jusqu’au bout de sa vie.

Je suis émue chaque fois, que je passe dans la galerie, que je monte sur la terrasse ou que je suis face à ces trois géants.

Je suis bouleversée quand il m’est donné la possibilité de voir son Palais au travers de la fenêtre de la Villa Alicius.

J’imagine le besoin viscéral de l’artiste, dans la folie de sa création, lui permettant de donner du sens à sa vie ou peut-être simplement de survire.

 

Alors, vous y venez quand ?

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